la Voix du Nord

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Il y a cinquante ans, ouvrait Auchan Roncq et les syndicats découvraient la grande distribution

                

En 1967, les équipes d’Auchan Roncq inventaient la grande distribution.

Dans leur sillage, les syndicats eux aussi tentaient d’adapter les lois à ces nouvelles formes de travail. C’est ainsi que Guy Limousin, permanent à la CFTC, s’est intéressé à l’organisation des hypermarchés Auchan. «   On a d’abord débuté à Auchan Englos où était implantée à la CGT, ensuite nous sommes allés à Roncq et nous avons suivi l’expansion de la grande distribution. Je n’ai jamais travaillé à Auchan, mais finalement j’y ai passé trente-cinq ans   », raconte l’ancien syndicaliste.

Mais lorsque la CFTC arrive à Roncq, un syndicat est déjà là : la CFDT avec à sa tête un prêtre-ouvrier. Un personnage qui a laissé des souvenirs à Philippe Duprez, le premier directeur d’Auchan Roncq. «  C’était un homme courageux mais dans cette période de démarrage, on ne respectait pas toutes les conventions collectives. Et lui, il veillait au grain et cela n’a pas été facile.  » Ce prêtre a laissé un souvenir à Guy Limousin. «  Il était un peu marxiste et il y avait des menaces de grève très fréquentes… »

Jours enfant malade                                    

Guy Limousin lui privilégie le dialogue avec la direction. «    Les premières négociations à Auchan ont été pour la mensualisation des salaires. Puis on a négocié des jours «enfant malade». Et on avait montré que c’était gagnant-gagnant : l’entreprise maîtrisait son taux d’absentéisme et les parents n’étaient pas obligés d’aller chercher un certificat médical de complaisance.    » Guy Limousin raconte aussi les discussions sur la participation. Le syndicaliste estime que le dialogue social était facile avec le « staff » des affaires sociales mis en place par Philippe Duprez. «            Ainsi les jours enfants malades, cela a été une discussion entre pères de famille un jour à mon bureau. En magasin, c’était parfois plus difficile. " 

Aujourd’hui Guy Limousin estime que les conditions de travail se sont dégradées avec les 35 heures. «                      On a vu les horaires changer tous les jours. Notre combat a été d’allier vie professionnelle et vie familiale.                     » Mais l’image que Guy Limousin garde c’est aussi l’implication des salariés, prêts à faire des kilomètres pour voir un nouveau magasin, alors qu’ils étaient en vacances. «                      Je ne suis pas sûr qu’aujourd’hui ce soit encore le cas.  »