29 octobre 2018

le décret enfin publié !Transfert d’une partie du budget de fonctionnement vers le budget ASC

Comité social et économique (CSE)

Transfert d’une partie du budget de fonctionnement vers le budget ASC : le décret enfin publié !

Publié le 29/10/2018 à 08:53 par

Alors que la loi autorise depuis plusieurs mois maintenant le transfert d’une partie du budget de fonctionnement vers le budget ASC, le décret permettant la mise en application de cette mesure manquait encore à l’appel. Il vient tout juste d’être publié. Il limite le transfert à 10 % de l’excédent annuel.

Mots-clés

Transfert du budget de fonctionnement vers le budget ASC : seulement 10 % de l’excédent

Le CSE, s’il dispose d'un excédent sur la subvention annuelle versée par l'employeur au titre de son fonctionnement, peut désormais affecter une partie de cet excédent sur le budget des activités sociales et culturelles (ASC), dans la limite de 10 %.
En pratique, la décision de transfert de l’excédent annuel du budget de fonctionnement vers le budget des ASC nécessite obligatoirement une délibération en assemblée plénière des élus.

La somme transférée et ses modalités d’utilisation doivent apparaître à la fois :

  • dans les comptes annuels du CSE (ou le livre et l’état de synthèse simplifié dans les entreprises de moins de 50 salariés) ;
  • dans le rapport d’activité et de gestion.

Attention, seul l’excédent annuel est concerné. Il n’est donc pas possible de transférer des excédents comptabilisés en réserves ou en report à nouveau des exercices précédents.

Il reste maintenant à définir précisément en quoi consiste l’excédent puisque aucune précision n’a pour l’instant été donnée sur ce terme ni sur son mode de calcul.

Transfert du budget de fonctionnement vers le budget ASC : pas sans conséquence

Si les élus décident d'une affectation de l’excédent du budget de fonctionnement au profit du budget des ASC, il faut savoir qu’ils ne pourront alors pas bénéficier d'une prise en charge des coûts d'expertise restant à la charge du comité dans le cadre des consultations obligatoires ponctuelles et de la consultation sur les orientations stratégiques. L'employeur n'a ainsi pas à venir aider le comité social et économique dont les fonds demeurent insuffisants pour couvrir les coûts d'expertise pendant une durée de 3 ans.

De même, si l'employeur prend en charge une partie des 20 % devant être financés par le comité en cas d'appel à un expert au cours des consultations obligatoires ponctuelles ou de la consultation sur les orientations stratégiques, alors les élus ne peuvent plus affecter des excédents du budget de fonctionnement au budget des activités sociales et culturelles pendant les 3 années suivantes.

De façon générale, il faut bien avoir en tête que le budget de fonctionnement permet au CSE d'exercer pleinement ses prérogatives en matière d'information et de consultation. Il peut ainsi s’entourer d'experts compétents dans des domaines variés.

Ce n'est qu'en étant bien formés et informés sur un plan économique et juridique, sur la structure et le fonctionnement de l'entreprise que le comité social et économique pourra espérer peser sur les choix de l'employeur. La formation et l'assistance lui permettront d'agir en connaissance de cause.

L'utilisation même partielle du budget de fonctionnement pour financer des activités sociales et culturelles prive dès lors le CSE d'une capacité à agir pour la défense des intérêts des salariés et des moyens pour communiquer avec eux.

Gardez également à l’esprit que passer outre l’interdiction de fusion des budgets et utiliser des sommes du budget de fonctionnement pour financer des œuvres sociales (au-delà de 10 % de l’excédent) n’est pas sans risque. Toute personne ayant un intérêt peut faire constater l'irrégularité (autre élu, salarié, employeur).

Vous vous posez des questions sur les budgets du CSE ? La nouvelle documentation des Editions Tissot « Le comité social et économique : agir en instance unique » répond à toutes vos interrogations avec des fiches telles que « Je prends connaissance des budgets annuels versés par l’employeur », « Je veille à l'utilisation conforme du budget de fonctionnement » ou encore « Différencier les rôles du comité social et économique et de l’employeur en matière d’activités sociales et culturelles ».


Décret n° 2018-920 du 26 octobre 2018 relatif au comité social et économique et au financement mutualisé des organisations professionnelles d'employeurs et des organisations syndicales de salariés, Jo du 28

Posté par Auchan CFTC 07 à 22:53 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,


Le syndicalisme d'avenir ...........

Philippe Louis évoque le syndicalisme d'avenir, dans Perri Scope, sur LCI

Jeudi 25 octobre 2018

Passage médias

Pourquoi les Français sont-ils si peu syndiqués ? Comment anticiper les mutations du marché du travail ? Quelles questions se pose aujourd'hui un syndicat ? Philippe Louis, président de la CFTC, répond à ces questions, au micro de LCI.

 

Posté par Auchan CFTC 07 à 22:40 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

25 octobre 2018

Salaire des dirigeants : pour une régulation par le dialogue social

25102018-salaires-patrons-dirigeants-dialogue-social-1200x360

 

Salaire des dirigeants : pour une régulation par le dialogue social

jeudi 25 octobre 2018

BIEN COMMUN  TIRE DU SITE CFTC 

En France, en 2017, les dirigeants des entreprises cotées ont gagné 70 fois plus que le revenu français moyen.

Cet écart des salaires, moindre que celui d’autres pays européens (136 en Allemagne, 201 au Royaume-Uni), va croissant. Pour endiguer ce phénomène, qui compromet la cohésion sociale, un amendement de la Loi Pacte propose d’obliger les grandes entreprises à publier leurs écarts de salaire.

Depuis l’essor des sociétés industrielles, les écarts de salaire ont donné lieu à une littérature foisonnante, ainsi qu’à de nombreuses prises de parole, de la part des salariés, des employeurs ou de représentants politiques – que ce soit au nom de la morale ou de la cohésion sociale. Pourtant, rien n’a pu entraver l’augmentation progressive du différentiel des salaires, qui s’est imposée peu ou prou sans encombre.

Ainsi, le ratio moyen est aujourd’hui de 265 (salaire du dirigeant 265 fois plus élevé) aux Etats-Unis, qui battent la mesure dans un marché des grands patrons fortement mondialisé. De quoi rétroactivement faire passer pour de doux rêveurs les John Pierpont Morgan (fondateur de la holding financière JPMorgan Chase), Henry Ford ou John Davidson Rockefeller – ces grands patrons américains qui, à la charnière des XIXe et XXe siècles, recommandaient aux entreprises des ratios maintenus entre 1 à 20 et 1 à 40 !

Aux origines du grand écart

 

« [En 1970], le facteur multiplicatif entre le salaire moyen d’une entreprise et le salaire le plus élevé était de 20. Cette règle était très sage. Maintenant, on avoisine les 200. C’est extrêmement pernicieux. […] Il y a aujourd’hui une attention démesurée portée aux revenus et à la richesse. Cela détruit totalement l’esprit d’équipe. »
Peter Drucker, professeur et consultant américain influent, en 2000.

 

Posté par Auchan CFTC 07 à 20:46 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

24 octobre 2018

Financement de l’apprentissage | les échéances 2018-2020 à connaître

Financement de l’apprentissage | les échéances 2018-2020 à connaître

Suite à la promulgation de la loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel le 5 septembre 2018, l’architecture financière de l’apprentissage est modifiée afin de rendre le financement de l’alternance plus simple et plus transparent.

PNG - 398.1 ko

Le ministère du Travail accompagne les acteurs concernés dans leur appropriation des changements introduits par la loi en mettant à leur disposition un document présentant le calendrier de la transformation.

Afin de donner de la visibilité aux acteurs, en premier lieu aux centres de formation d’apprentis, ce document retrace notamment les différentes étapes relatives :

  • au nouveau financement des CFA et des contrats d’apprentissage ;
  • au financement des aides à l’apprentissage.

Les principales étapes pour le nouveau financement des CFA et des contrats d’apprentissage

Au plus tard au 1er décembre 2018 : le cadre réglementaire relatif au financement de l’alternance est connu :

  • publication du décret relatif aux modalités de détermination des règles de prise en charges des contrats d’apprentissage (méthode « coûts contrats », prise en compte des frais annexes, des investissements, etc.) et publication du décret relatif au financement des contrats d’apprentissage lors de la période transitoire 2019/2020 ;
  • communication du cadre réglementaire portant sur les modalités de la péréquation en matière d’alternance. Pour les contrats d’apprentissage est posé le principe d’une péréquation assurant le besoin de couverture, à hauteur du « coût contrat ». Pour le contrat de professionnalisation, le besoin de couverture se fera à hauteur de 6 000 euros (8 000 euros pour les publics spécifiques), comme aujourd’hui.

Au plus tard le 1er février 2019 : date limite de détermination par les branches des niveaux de prise en charge des contrats (fixation des « coûts contrats » par diplôme et titre).

Fin février 2019 : retour des recommandations de France Compétences vers les branches sur les niveaux de prise en charge..

Au plus tard le 1er avril 2019 :

  • publication par l’État des niveaux de prise en charge en cas de carence pour les branches n’ayant pas déterminé leur niveau de prise en charge (ou partiellement) ;
  • publication par l’État des niveaux de prise en charge correctifs, en cas de non prise en compte des recommandations de France compétences.

Mars - août 2019 : identification par les opérateurs de compétences des contrats à financer CFA par CFA (communication des fichiers contrats d’apprentissage via ARI@NE aux opérateurs depuis mars 2019).

Septembre 2019 : contrôles par la DGEFP du respect des délais de paiement par les opérateurs de compétences (contrats en alternance) et process mis en place pour les contrats d’apprentissage.

1. Pour les contrats signés dans le cadre des conventions régionales jusqu’au 31 décembre 2019 : financement par les Régions jusqu’au 31 décembre 2019 et prise en charge prorata temporis du stock des contrats par les opérateurs de compétences au 1er janvier 2020.

2. Pour les contrats d’apprentissage signés hors convention régionale : prise en charge par les opérateurs de compétences, via un financement de France compétences, sur la base des niveaux de prise en charge définis par les branches ou par l’État au 1er avril 2019 (« coût contrat »).

La prise en charge des contrats par les opérateurs de compétences devra inclure un premier paiement versé dans un délai maximum de 30 jours après le dépôt du contrat auprès de l’opérateur, dans des conditions précisées par décret.

Financement des aides à l’apprentissage

5 septembre 2018 : Promulgation de la loi.

Dernier trimestre 2018 : Discussion/adoption de la loi de finances 2019 incluant la fraction de la TICPE mobilisée pour la compensation des aides (montant).

1er janvier 2019

  • Mise en œuvre de l’aide unique aux employeurs d’apprentis pour les nouveaux contrats conclus à compter du 1er janvier 2019, versée par l’agence des services de paiements. Elle remplace la prime à l’apprentissage et l’aide au recrutement de l’apprenti supplémentaire (versées par les Régions), l’aide TPE jeune apprentis et le crédit d’impôt.
  • Mise en œuvre de l’aide de l’État pour l’obtention du permis de conduire des apprentis (500 euros), financée par France compétences.

Par ailleurs, pour les contrats conclus avant le 1er janvier 2019, l’État compensera les Régions des montants correspondants (dotations existantes sur le socle légal), à la prime à l’apprentissage à l’aide au recrutement d’apprentis supplémentaires, et jusqu’à l’extinction des contrats concernés (projets de loi de finances 2020, 2021…).

PNG - 72 ko

Documents

21 octobre 2018

............

 

 

43641695_2283885021683523_9200683210688692224_n

Posté par Auchan CFTC 07 à 22:20 - Commentaires [0] - Permalien [#]


Détecter un collègue en souffrance est du ressort de chacun

Afficher l’image source

 

Détecter un collègue en souffrance est du ressort de chacun

Publié le 17/10/2018 à 08:55 par

Afin d’éviter qu’un salarié ne s’enfonce dans une situation de détresse ou se retrouve en situation d’isolement, une attention toute particulière doit être portée sur la qualité des relations de travail. Une bonne communication entre hiérarchie et personnel permettra que des problèmes difficilement perceptibles soient pointés et traités avant le drame ou le burn-out.

Les risques psychosociaux (RPS) regroupent l’ensemble des risques trouvant leur origine dans l’organisation et le contenu du travail ainsi qu’au travers des relations humaines en milieu professionnel. Le stress, le harcèlement moral et sexuel au travail et les violences, internes et externes à l’entreprise constituent les principales situations responsables des RPS. Ces facteurs peuvent porter atteinte à l’intégrité physique et psychique des personnes.

Les troubles caractérisant les RPS

  • le stress : le salarié se sent incapable de gérer ses contraintes professionnelles et considère qu’il n’y a aucune amélioration possible de la situation (stress négatif) ;
  • les violences : elles peuvent être verbales (insultes, brimades, intimidations, etc.), écrites, physiques ou matérielles (par exemple, actes de dégradation ou de destruction de documents) ;
  • le harcèlement : il peut être moral ou sexuel. Il se caractérise par la répétition des comportements ou propos dégradants ou humiliants.

Au niveau individuel, l’exposition aux RPS peut favoriser l’émergence de divers troubles (état dépressif, état anxieux, troubles du sommeil, douleurs dorsales, ulcères, abus de drogue/alcool/tabac, troubles musculo-squelettiques, accidents du travail, suicides, etc.).

Au niveau collectif, les RPS désorganisent les entreprises et les collectifs de travail. Dans les entreprises où ils sont présents, on peut ainsi noter : une augmentation de l’absentéisme et du turnover, des difficultés pour remplacer le personnel ou recruter de nouveaux employés, une augmentation des accidents du travail, une démotivation, une baisse de créativité, une dégradation de la productivité, une augmentation des rebuts ou des malfaçons, une dégradation du climat social, une mauvaise ambiance de travail ou encore des atteintes à l’image de l’entreprise.

Des souffrances, des signes avant-coureurs

Il y a plusieurs souffrances liées entre elles dans le monde du travail, mais on peut les regrouper dans deux catégories : la souffrance physique et la souffrance morale.

La souffrance morale est liée principalement à l’environnement dans lequel évolue le collaborateur : peu d’échanges, manque de reconnaissance, interactions limitées aux commentaires, concurrence interne, évaluation négative du travail effectué. Cela peut entraîner un phénomène de mal-être au travail s’exprimant par du stress, de l’anxiété ou celui de la dévalorisation du travail et par la suite la dépression et les idées suicidaires.

La souffrance physique s’y ajoute du fait de l’accumulation de stress, d’une charge de travail trop importante ou ingérable, ou même d’une mauvaise gestion des ressources humaines dans l’entreprise. Cette souffrance physique peut se manifester par des troubles musculo-squelettiques (TMS), des maladies cardiovasculaires, des troubles du sommeil, des troubles de l’appétit, des douleurs dorsales, des ulcères, des maladies psychosomatiques, etc.
Lorsque cette souffrance physique est trop forte, c’est le moment où l’on parle de « burn-out », ou « épuisement professionnel » qui peut avoir des conséquences graves sur la santé mentale et amener à une longue période d’arrêt maladie, voire à une démission.

Il ne faut pas négliger non plus les conséquences comportementales : addictions (drogue, alcool, tabac, jeu), difficultés de concentration et de mémorisation, difficultés pour prendre des décisions, agressivité, repli sur soi, etc.

Comment détecter ces phénomènes ?

L’observation est la clé. Au niveau physique, on peut constater une prise ou une perte de poids rapide, l’apparition de petits maux liés au stress (mal de dos, mal de tête, digestion), une forte consommation de produits excitants comme le café ou la cigarette, les yeux cernés pendant plusieurs jours ou tout simplement une forme générale moins bonne. Mais cela passe aussi par l’attitude du collaborateur, qui pourra s’isoler plus souvent, s’écarter des lieux de détente et de discussion, être plus irritable ou travailler au-delà des heures de bureaux.

Ainsi, sans pour autant être à l’affût de tout changement de comportement, il est important que le manager constate ces symptômes, surtout lorsqu’ils s’accumulent.

Qui prévenir d’une situation de RPS ?

Que l’on soit employeur, manager ou salarié, chaque individu doit pouvoir contacter au sein de son entreprise les acteurs intervenant dans le champ de la prévention des RPS dès lors qu’il s’estime comme étant en souffrance au travail ou que des risques pour sa santé sont avérés.

Au niveau local, les référents RPS à contacter peuvent être le chef d’entreprise, le responsable des ressources humaines, le chargé de prévention, le référent mixité, le médecin de prévention ou infirmière, le psychologue ou l’assistante sociale.

La prise en charge du salarié en souffrance pourra ensuite prendre la forme d’un suivi médical ou psychologique, d’une écoute ou d’un soutien via une cellule d’écoute ou un numéro vert.

Vous souhaitez faire prendre conscience aux salariés des RPS auxquels ils sont exposés ou qu'ils font courir à leurs collègues ? Les Editions Tissot vous conseillent leurs « Dépliants risques psychosociaux ».

Posté par Auchan CFTC 07 à 19:41 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

Ai-je le droit de licencier un salarié pour faute à l’appui d’images issues d’une vidéosurveillance ?

Ai-je le droit de licencier un salarié pour faute à l’appui d’images issues d’une vidéosurveillance ?

Publié le 18/10/2018 à 07:00 par

 

Vidéosurveillance : sa mise en place

Le contrôle d’un salarié par des caméras de vidéosurveillance doit correspondre à un besoin précis lié à l’activité de l’entreprise.

Vous ne pouvez mettre en place un système de vidéosurveillance dans l’entreprise que s’il y a un risque réel de vol ou d’agression, s’il est justifié par des préoccupations de sécurité. Il en va de même s’il convient de surveiller un poste dangereux.

Mais attention, vous devez informer, préalablement à la mise en place du dispositif de vidéosurveillance, le salarié et le CSE (ou CE).

En effet, aucune information concernant personnellement un salarié ne peut être collectée par un dispositif qui n'a pas été porté préalablement à sa connaissance (Code du travail, art. L. 1222-4).

Oui, vous pouvez sanctionner un salarié en utilisant une vidéosurveillance comme preuve des agissements fautifs si vous avez respecté les règles de mise en place.

Vidéosurveillance : conséquence de l’absence d’information

Si le salarié n’est pas informé, le dispositif de vidéosurveillance est illicite. Et une faute relevée grâce à l’utilisation d’un procédé illicite ne peut, à aucun moment, être sanctionnée.

C’est le cas, par exemple, lorsqu’un employeur n’a pas prévenu le salarié que ces faits et gestes étaient enregistrés ou filmés. La preuve est illicite.

Il faut savoir que les faits ne pourront pas faire l’objet d’une sanction ou d’un licenciement, même si le salarié avoue à un policier sa faute dans le cadre d’une audition.

Notez-le
Vous êtes libre de placer sous surveillance les entrepôts ou autres locaux de rangement dans lesquels les salariés n’ont pas accès, ne travaillent pas. Pour de tels locaux, vous n’êtes pas tenu d’informer les salariés. Dans ce cas, une preuve vidéo est recevable et permet de sanctionner un salarié.

Cour de cassation, chambre sociale, 20 septembre 2018, n° 16-26.482 (en l’absence d’information du salarié sur la mise en place d’un dispositif de vidéosurveillance, il ne pourra pas être sanctionné même s’il avoue à la police sa faute)

Posté par Auchan CFTC 07 à 19:33 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

La tarification des AT-MP ne remplit pas sa mission de prévention

Sécurité sociale

La tarification des AT-MP ne remplit pas sa mission de prévention

La Cour des comptes vient de rendre public son rapport annuel sur l’application des lois de financement de la sécurité sociale. Elle préconise de prendre de nouvelles réformes pour faire jouer à la tarification des AT-MP un rôle plus actif dans la prévention des risques professionnels.

18/10/2018 Semaine Sociale Lamy, n°1833 wk rh


C’est un bilan en demi-teinte qu’ont rendu, le 4 octobre, les sages de la rue Cambon sur la tarification des accidents du travail et des maladies professionnelles, dans leur rapport annuel sur l’application des lois de financement de la sécurité sociale. En effet, si le dispositif de tarification des risques professionnels est financièrement à l’équilibre – selon les prévisions du PLFSS pour 2019, à taux inchangés de cotisations la branche AT-MP dégagerait 1,3 milliard d’excédents en 2022 et ses capitaux propres dépasseraient 7,7 milliards d’euros, soit près de sept mois de recettes, indique le rapport – sa gestion est complexe et source de contentieux. Pire, les cotisations « n’incitent pas suffisamment les employeurs à prévenir les risques professionnels et les dépenses qui en résultent ». Après une présentation des règles générales de tarification, la Cour des comptes émet donc une série de recommandations que nous vous présentons de manière non exhaustive. L’objectif est affiché : « Pour que la tarification des risques professionnels ait une incidence sur l’organisation du travail, l’employeur doit recevoir, à travers le taux de cotisation, un signal prix univoque, qui sanctionne ou récompense le niveau et l’évolution de la sinistralité de sa propre entreprise. »

Déterminer les taux de cotisations au niveau de l’entreprise

Le taux de cotisation applicable à chaque établissement (ou section d’établissement en cas de pluralité d’activités) d’une entreprise, dit « taux net » comprend deux composantes : une part propre à l’établissement (taux brut), dont le mode de calcul – individuel, collectif ou mixte – est fonction de la taille de l’entreprise ; une part mutualisée, prenant la forme de quatre majorations uniformes pour tous les établissements, quels que soient leur secteur d’activité et la taille de l’entreprise dont ils relèvent.
En 2016, les entreprises en tarification individuelle (grandes entreprises) ont occasionné 37 % des dépenses et supporté 33 % seulement des cotisations. De même, les entreprises en tarification mixte (20 à 149 salariés) ont été à l’origine de 25 % des dépenses et 22 % des cotisations. À l’inverse, les entreprises de petite taille en taux collectif ont engendré 25 % des dépenses et procuré 27 % des cotisations.
De nombreux biais et effets d’aubaine « résultant des règles générales de tarification et de leurs multiples exceptions » expliquent ces écarts, comme par exemple le fractionnement des effectifs entre plusieurs établissements de petite taille ou encore le déplacement de la masse salariale d’une section d’établissement à l’autre, visant à minorer les cotisations dues en cas de survenance d’un sinistre. Pour les circonscrire et rendre la tarification plus incitative à la prévention, la Cour des comptes préconise de fixer, en tarification individuelle et mixte, les taux de cotisation AT-MP par code risque à l’échelle de l’entreprise et non plus par section d’établissement, et de mettre fin aux multiples exceptions aux règles générales de tarification.

Instaurer un malus pour les entreprises à forte sinistralité

La Cour des comptes considère que « la fréquence des accidents et son atypie par rapport aux autres entreprises du même secteur est la mesure la plus pertinente du niveau de risque auquel sont exposés les salariés d’une entreprise ».
C’est pourquoi elle préconise, afin de rendre la tarification plus incitative à la prévention des accidents du travail, de majorer les taux de cotisation des entreprises qui présentent un taux de sinistralité « anormalement élevée au regard […] des autres entreprises d’un même CTN [comité technique national], au cours d’une même année ou durant plusieurs années consécutives » et de surpondérer les coûts moyens pour les classes d’accidents les plus fréquents dans les entreprises en tarification individuelle ou mixte… Pour lire l'intégralité de l’actualité, souscrivez à une formule abonnement

Posté par Auchan CFTC 07 à 19:24 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , ,

AUCHAN RETAIL :..................NEWSROOM

InExtenso sur le podium !

17 10 18
InExtenso, marque textile d'Auchan Retail, a reçu le trophée argent aux Trophées E-Commerce 2018 pour la qualité et la créativité de son dispositif online de conquête et de fidélisation clients InextensoLab.
In Extenso Lab, laboratoire international de la marque textile d'Auchan Retail, a invité la jeune garde des designers pour une collab pleine de mode et de créativité. Au départ, 7 pays européens - Espagne, France, Hongrie, Italie, Pologne, Portugal et Roumanie - 7 grandes écoles de mode, et des designers étudiants au talent fou. Le brief ? Imaginer une silhouette femme pour les fêtes, et une silhouette femme ou homme pour le sport. Ils ont travaillé, ils ont dessiné, ils ont créé, ils ont innové, ils ont osé… et ont présenté leurs créations à des jurys d’experts de la mode. À l’arrivée, 2 finalistes par pays, départagés par le public à travers un vote sur les réseaux sociaux. Les designers vainqueurs verront leurs créations produites et vendues dans tous les Auchan en Europe. La première capsule débarque en magasin en novembre 2018 pour les fêtes, la seconde, résolument sportswear, en avril 2019. Cette collection a été dévoilée lors d'un show début septembre à Paris retransmis en live dans tous les pays sur Facebook.

Posté par Auchan CFTC 07 à 09:14 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

Alex & Caro vous disent tout sur la complémentaire santé

Le régime de base de l'assurance maladie, la Sécurité sociale, prend en charge une partie des dépenses de santé, d'accidents, ou de maladies. La complémentaire santé, elle, complète les remboursements de la Sécurité sociale.

Le point avec Alex & Caro.

 

 

Posté par Auchan CFTC 07 à 09:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,