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Adhérer à un syndicat aujourd’hui, est-ce prendre le risque d’être mal vu par sa hiérarchie et certains de ses collègues ? Est-ce renoncer à ses ambitions professionnelles, perdre sa liberté, s’exposer à des représailles ? Vous souhaitez peut-être vous syndiquer mais vous vous interrogez. La CFTC répond aux idées reçues.

Adhésion à un syndicat : les freins et les idées reçues

“C’est faire une croix sur sa carrière”, “c’est entrer en conflit permanent avec son patron et les autres syndicats”, “c’est se politiser”, “ça prend trop de temps”, “ça coûte trop cher”… Les idées reçues autour de l’appartenance à un syndicat ont la vie dure et il est légitime d’hésiter avant de se syndiquer. Nous vous proposons de dépasser les croyances les plus répandues, à l’aide des bonnes informations :

  • L’adhésion à un syndicat est personnelle et confidentielle : vous n’êtes pas obligé d’en informer votre employeur. La CFTC est tenue à la discrétion et ne divulguera aucune information sans votre approbation.
  • Le Code du travail vous protège contre toute forme de discrimination liée à votre appartenance syndicale (article L 1132-1).
  • Les employeurs ont besoin des syndicats et apprécient de pouvoir dialoguer avec des interlocuteurs formés. Si des réticences peuvent subsister dans certaines entreprises, la majorité des employeurs sont conscients de l’importance que revêt aujourd’hui le dialogue social dans le monde du travail.
  • La CFTC privilégie la négociation et la construction, loin de l’opposition systématique, des débats stériles et de la contestation permanente. Adhérer à un syndicat, ce n’est pas nécessairement se retrouver dans une situation conflictuelle avec l’employeur ou les autres organisations syndicales.
  • La CFTC est indépendante, sans coloration politique ni religieuse. La dimension chrétienne présente dans notre nom renvoie à des origines et à une histoire : aujourd’hui, elle indique simplement un attachement fort à des valeurs morales, citoyennes et solidaires, plaçant l’humain au cœur des discussions. L’adhésion à la CFTC est ouverte à tous. Nous sommes plus que jamais fiers de la grande diversité des hommes et des femmes qui composent notre syndicat.
  • Il ne faut pas confondre adhérer et militer. Tout adhérent décide librement du degré de son engagement et du temps qu’il souhaite y consacrer. Devenir militant est un choix personnel, que personne ne vous imposera.
  • Le montant de la cotisation est proportionnel aux revenus de l’adhérent, et déductible fiscalement à hauteur de 66 %.

Situation du salarié syndiqué : quelle réalité ?

Vis-à-vis de son syndicat : l’adhérent reste libre.

Adhérer ne prend que quelques minutes, pour la suite : c’est l’adhérent qui décide. “Se syndiquer” signifie “adhérer à un syndicat”, accéder à ses ressources (informations, outils, conseils, expertises…), et non “militer”. De nombreux adhérents s’affilient à un syndicat, sans pour autant s’engager activement sur le terrain. Ils peuvent également se retirer de leur syndicat à tout moment.

Vis-à-vis de son employeur : il est protégé par le code du travail.

Nous l’avons évoqué : toute discrimination liée à l’appartenance syndicale d’un salarié est interdite et punie par la loi. De plus, la présence des syndicats sert l’intérêt de chaque partie : les patrons aussi ont besoin d’eux, pour assurer la cohésion sociale et la bonne marche de l’entreprise. Les employeurs reconnaissent la CFTC comme un syndicat de la négociation et de la construction sociale.

Vis-à-vis de ses collègues : le salarié syndiqué devient un interlocuteur privilégié.

Mieux informé, vous deviendrez à votre tour une source d’information fiable pour les autres salariés, si vous souhaitez partager et rendre publique votre appartenance à un syndicat. Vous pourrez aider vos collègues à mieux connaître leurs droits, à comprendre l’action des représentants syndicaux, à trouver les bons interlocuteurs. Vous pourrez les informer en cas de changements impactant leurs conditions de travail.

Les syndicats jouent un rôle central dans le dialogue social. Sans leurs adhérents, ils ne peuvent pas exister. Il est important de lutter contre les idées reçues afin de véhiculer des informations justes et transparentes. Adhérer à une organisation syndicale, ce n’est pas prendre des risques mais plutôt saisir l’opportunité de mieux connaître ses droits, de les faire valoir et d’en acquérir de nouveaux.