18 juillet 2019

Dix des vingt magasins Auchan mis en vente ont des repreneurs potentiels

 

Dix des vingt magasins Auchan mis en vente ont des repreneurs potentiels

Auchan Retail France a annoncé mercredi lors d'un CCE avoir des « candidats acquéreur pressentis » pour dix des vingt magasins que l'enseigne a annoncé mettre en vente en avril dernier. Pour les autres, les 377 salariés concernés bénéficieront d'un PSE signé majoritairement par les syndicats.
Par Nicole BUYSE  LES ECHOS  Publié à 15h33  Mis à jour à 18h23

Auchan Retail France a annoncé mercredi lors d'un comité central d'entreprise (CCE) avoir des « candidats acquéreur pressentis », selon la formule juridique, pour dix des finalement vingt magasins que l'enseigne a décidé de  mettre en vente en avril dernier . Il s'agit de l'hypermarché de Villetaneuse (93), des supermarchés de Faulquemont (57), Arras (62), Perpignan (66), Athis-Mons (91) et Saint-Ouen-L'Aumône (95), des Chronodrive d'Agen (47), Bayonne (64) et Vannes et enfin la Halle d'Auchan située à Meaux, dont les effectifs seraient « majoritairement repris). Selon nos informations, Lidl, Aldi et Intermarché seraient les enseignes intéressées. Ces sites totalisent 295 salariés qui devraient être « majoritairement repris », a assuré la direction d'Auchan.

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Lidl, Aldi, Intermarché intéressés

N'ont pas trouvé preneurs les supermarchés de Tours (37), Esvres (37), Roanne (42), de Mulhouse (68), Rouen (76), Albert (80) et Chevilly-la-Rue (94), ainsi que le Auchan bio de Marquette-lez-Lille (59), le chronodrive de Caen (14) et la Halle d'Auchan de Bobigny. Les 377 salariés de ces magasins pourront ainsi bénéficier du PSE signé majoritairement mardi par la CFTC, FO et Sega (CFE-CGC). CFDT et CGT ont refusé de signer ce plan qu'ils estiment être « une trahison sociale avec des mesures insuffisantes », selon les termes de Gérald Villeroy de la CGT.

La vente ou fermeture de ces vint magasins va générer la suppression de 61 postes au sein des services centraux d'Auchan Retail France. Ces salariés pourront bénéficier du PSE, que doit encore valider la DIRECTE. Les fermetures commenceront à partir de fin septembre pour s'étaler jusqu'à la fin de l'année.

Le centre de préparation de commandes du site Internet Auchandirect à Marseille, qui était lui aussi promis à la vente, a finalement été sorti de ce périmètre. Il va être fermé, ses 31 salariés étant concernés par un autre PSE.

 


14 juillet 2019

Consternant : un AUCHAN DEVRAIT SE TRANSFORMER EN UN LIDL

Seine-Saint-Denis : en grève contre la vente annoncée d’Auchan

Une vingtaine d’employés de l’hypermarché de Villetaneuse (Seine-Saint-Denis) ont débrayé ce samedi matin, inquiets de leur avenir. Le magasin pourrait être racheté par Lidl, qui reprendrait un salarié sur quatre.

 Villetaneuse, samedi 13 juillet 2019. Employés en grève devant Auchan.Villetaneuse, samedi 13 juillet 2019. Employés en grève devant Auchan. LP/Gwenael Bourdon
Le 13 juillet 2019 à 13h20

Ce samedi matin, Alzira, 63 ans, a enfilé son gilet rouge Auchan. Mais elle n'a pas rejoint son poste de travail, au sein de l'hypermarché de Villetaneuse. Comme une vingtaine de ses collègues, l'employée de 63 ans a décidé de faire grève – le mouvement n'a pas empêché l'ouverture du magasin. « Je suis à trois ans de la retraite, je me suis donnée à fond. Je ne pourrai pas travailler chez Lidl. Faire le ménage, tenir la caisse, vider des palettes… C'est trop pour moi. »

Autour d'elle, les mêmes mots de colère et d'angoisse. « Auchan, c'est un grand groupe. Il doit proposer des reclassements, un plan digne de ce nom ! », s'exclame un jeune homme. Car les choses s'accélèrent, dans le processus de cession du magasin – 198 salariés au total. Le site fait partie des 21 établissements dont Auchan annonçait fin avril vouloir se séparer. Sur place ce samedi matin, Olivier Louis, directeur territorial Auchan Ile-de-France, confirme qu'une « offre est pressentie » pour le site de Villetaneuse. « Je ne peux citer le nom du repreneur potentiel, nous sommes tenus par un accord de confidentialité. »

Lidl reprendrait 55 salariés sur 198

Mais c'est un secret de Polichinelle. Jeudi, les employés du magasin ont appris que la proposition du groupe Lidl avait les faveurs de leurs dirigeants. L'enseigne discount reprendrait alors 55 salariés du site, en fonction de critères « négociés dans le cadre du plan social », précise Olivier Louis (dont l'ancienneté, les situations de handicap...)

Ce qui suscite la colère des grévistes, c'est notamment le fait qu'une autre offre a été écartée, celle de l'enseigne Leclerc. Selon nos informations, elle prévoyait de reprendre 170 salariés. Une autre angoisse plane : « Les salariés ciblés vont être obligés d'aller chez Lidl malgré eux ! C'est inadmissible », clame Ouahcème Ya, élu FO au comité d'entreprise, qui demande à Auchan « d'inclure le principe de liberté dans le projet de reprise ». En d'autres termes, de permettre aux employés de choisir entre un poste chez Lidl ou les mesures du plan social d'Auchan.

Olivier Louis confirme que l'enseigne avait reçu « une autre offre, plus conséquente en termes d'emplois ». Mais elle représentait « un risque concurrentiel énorme pour le site Auchan d'Epinay », indique-t-il, tout en affirmant que l'offre retenue « correspond mieux aux choix exprimés par les collaborateurs » - dont un tiers seulement souhaiterait, selon lui, rester à Villetaneuse, tandis que la majorité préférerait une mutation en interne ou un départ dans le cadre du plan de reclassement. « C'est faux, personne ne voudra travailler chez Lidl », assène Arezki Fellahi, délégué du personnel FO.

Le magasin sera fermé dimanche

Le mouvement de grève, reconductible, pourrait se poursuivre dès lundi matin. Le magasin gardera le rideau baissé ce dimanche, ainsi que les dimanches suivants. Une décision prise « en accord avec les partenaires sociaux », précise Olivier Louis.

Le sort du magasin de Villetaneuse devrait être réglé d'ici la fin du mois. Le 17 juillet un comité d'entreprise doit sceller le plan de sauvegarde de l'emploi du groupe. La signature de la vente pourrait avoir lieu dans les jours qui suivent, ouvrant la voie à une cession effective trois mois plus tard. Entre-temps, « le magasin continuera à tourner », promet Olivier Louis. Ce samedi, les grévistes ont reçu des marques de soutien de la clientèle : « Je suis dégoûtée », confie une mère de famille, qui vient à pied faire ses courses au centre commercial, qui abrite la grande surface et une quarantaine de boutiques. « Si on nous enlève Auchan, ici il n'y aura plus rien. On devra prendre les transports pour aller faire les courses ailleurs. »

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25 août 2018

Top 5 des métiers en voie de disparition

 

 

Top 5 des métiers en voie de disparition

La diffusion d’une innovation dans une économie provoque la disparition de certains métiers et en fait émerger de nouveaux. Même si Schumpeter n’en avait pas fait un concept économique, à travers sa théorie de la destruction créatrice bien connue, nous pourrions aujourd’hui en faire le constat tous les jours autour de nous.

L’accélération technologique de ces dernières années témoigne de la force de la révolution digitale qui bouleverse notre société. Cette lame de fond fait disparaître de nombreux emplois, sans que l’actif occupant puisse toujours l’anticiper suffisamment tôt. C’est pourtant cette compréhension qui est la clé d’une capacité de rebond, à travers un effort de formation ou la recherche d’un emploi dans un autre secteur.

S’il existe une alternative technologique à un emploi humain, celle-ci sera systématiquement choisie, dans une optique de gain de productivité. Le mouvement de remplacement de l’homme par la machine est favorisé par le mouvement cyclique suivant : l’automatisation génère de la croissance par une augmentation des gains de productivité, et la croissance génère à son tour de l’automatisation par l’augmentation des salaires qui engendre une incitation à automatiser.

La vague digitale qui engloutira de nombreux emplois risque d’être socialement néfaste si elle n’est pas anticipée. Ne pas prévoir les métiers qui vont disparaître, c’est risquer une aggravation du taux de chômage et donc un déséquilibre critique de nos comptes sociaux.

Quels sont les emplois menacés ? John Maynard Keynes prévoyait que d’ici la fin du XXe siècle, la technologie aurait détruit les emplois aliénants et pénibles. Une intuition qui se révèle exacte :  le classement DARES des métiers les plus pénibles se superpose avec celui des métiers menacés. L’anthropologue David Graber, professeur à la London School of Economics, juge que les robots vont éradiquer ce qu’il nomme les « bullshit jobs », ces emplois inutiles qui ne portent aucun sens ni pour l’employeur ni pour l’actif occupant.

Nous proposons dans cette courte note de mettre en lumière 5 métiers fortement menacés.

Les métiers retenus sont ceux qui sont à la fois directement remis en question par une technologie et qui ont vu leurs effectifs diminuer depuis 30 ans.

Au total, selon nos estimations, ce sont près de 2,1 millions d’actifs concentrés dans ces 5 métiers qui ont une forte probabilité de voir leur emploi disparaître dans les prochaines années. Les métiers sélectionnés pour illustrer cet effet sont donc ceux ayant connu la plus forte diminution de leurs effectifs depuis 1986[1] : manutentionnaires, secrétaires de bureautique et de direction, employés de comptabilité, employés de la banque et de l’assurance et caissiers et employés de libre-service.

Néanmoins, si de nombreux métiers vont disparaître, d’autres, en plus grande proportion vont également émergés. Parce que nous ne pouvons encore cerner avec certitude la nature de ces nouveaux emplois, nous devons alors créer un cadre propice à leur émergence, basé notamment sur une formation professionnelle agile et personnalisée.

>> Télécharger notre étude <<

 

[1] Données issues de l’INSEE et de la DARES.

Erwann Tison est le directeur des études de l’Institut Sapiens. Macro-économiste de formation et diplômé de la faculté des sciences économiques et de gestion de Strasbourg, il intervient régulièrement dans les médias pour commenter les actualités liées au marché du travail et aux questions de formation. Il dirige les études de l’Institut Sapiens depuis décembre 2017.

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28 juillet 2018

AUCHAN GUILHERAND RECRUTE

AUCHAN GUILHERAND RECRUTE 

 

 

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Recrutement Auchan Retail France - Rechercher une offre d'emploi

Hyper, super, proximité, drive et e-commerce, tout ce petit monde c'est Auchan Retail France : des formats au service d'un client omnicanal, attentif à son environnement et à son bien-être. Wouaouh ! Ça, c'est posé ! Et vous, que recherchez-vous ? C'est ici qu'il faut choisir :)

https://auchan-recrute.fr

 

 https://auchan-recrute.fr/rechercher-une-offre/?keywords=07500&action=eolia_search&send=Rechercher

 

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Dans le Pas-de-Calais, Muriel Pénicaud visite une usine qui innove pour l’insertion et la formation professionnelle

 

 

Dans le Pas-de-Calais, Muriel Pénicaud visite une usine qui innove pour l’insertion et la formation professionnelle

Muriel Pénicaud était en déplacement dans le département du Pas-de-Calais (62) sur le thème de la formation professionnelle. Au côté de Xavier Bertrand, Président de la Région Hauts-de-France, et de Brigitte Bourguignon, députée et présidente de la commission des affaires sociales à l’Assemblée nationale, elle a visité l’usine Bridgestone de Béthune qui forme ses futurs opérateurs et s’investit pour l’insertion professionnelle des jeunes diplômés ou non. Elle s’est également rendue à Fauquembergues pour s’intéresser aux initiatives locales d’insertion.

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La ministre a visité l’usine de pneumatiques et rencontré les opérateurs. Elle a salué le travail réalisé sur la formation professionnelle avec le « Campus des métiers ». Celui-ci forme des intérimaires, recrutés par une agence spécialisée, en lien avec Pôle emploi. Leurs particularités : tous deux sont intégrés au site.

Le « Campus des métiers » allie une formation à 80% pratique et à 20% théorique. Elle permet à ses stagiaires d’être diplômés et à l’entreprise de développer les compétences en palliant le manque de main d’œuvre qualifiée. En effet, l’usine doit embaucher chaque année entre 100 et 200 opérateurs-assembleurs.

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La ministre s’est par ailleurs entretenue avec des jeunes qui ont intégré l’entreprise via l’École de la Deuxième chance et « Nos quartiers ont du talent ». L’entreprise s’engage en effet pour l’insertion professionnelle des diplômés issus de milieux modestes et des non-diplômés. Elle développe aussi l’alternance.


Bridgestone à Béthune, c’est le plus important site de fabrication de pneus hiver en Europe avec 1100 employés et une production destinée pour 80% à l’export.

Après l’usine Bridgestone de Béthune, la ministre est allée à la rencontre des ouvriers du chantier d’insertion de construction de logements sociaux sous la maitrise d’ouvrage de Pas-de-Calais Habitat de Fauquembergues, avant de participer à une table ronde avec les acteurs locaux de l’insertion professionnelle.

Ces actions concrètes illustrent la volonté du Gouvernement d’agir en réformant la formation professionnelle pour vaincre le chômage et améliorer l’insertion des jeunes sur le marché du travail.

Aujourd’hui, la compétence est la première sécurité de l’emploi. A partir de bac +2, le taux de chômage est de 5% quand il atteint 18% chez les personnes qui n’ont pas de qualification.
Pour une société de compétences

  • la Réforme de la formation professionnelle pour lutter contre le chômage d’une part, et préparer aux transformations des métiers des prochaines années. Aujourd’hui 1 chômeur sur 10 est formé chaque année, un ouvrier sur 3 accède à la formation.
  • la Réforme de l’apprentissage : la ministre a lancé le 10 novembre la concertation qui aboutira à la réforme. L’apprentissage représente une filière d’excellence qui conduit 70% des jeunes à trouver un emploi, 7 mois après la fin de leur formation.
  • le Plan d’investissement compétences : il consacrera 15 milliards d’euros à la formation professionnelle d’un million de demandeurs d’emploi peu qualifiés et d’un million de jeunes décrocheurs.

25 juin 2017

Le logement est une composante essentielle de la mobilité géographique professionnelle

 

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Bouger pour travailler ? Oui, mais pas sans toit !

                
Vendredi 23 juin 2017 Tiré

Le logement est une composante essentielle de la mobilité géographique professionnelle

EMPLOI ET LOGEMENT – La mobilité géographique est souvent présentée comme une solution, pour s’assurer un emploi. Mais l’on oublie de mentionner qu’accepter une offre loin de chez soi suppose de trouver un nouveau logement. Une démarche lourde, et qui ne va pas toujours de soi. Jean-Claude Driant, géographe spécialiste des questions de l’habitat, professeur à l’université Paris-Est Créteil, apporte un éclairage sur la question.

Aujourd’hui, pour quelles raisons déménage-t-on, et où se rend-on ?

La grande majorité des changements de logement se fait à l’intérieur d’un même bassin d’emplois, pour des raisons qui ne sont pas liées à l’emploi mais qui sont d’ordre familial : un enfant de plus, une séparation, etc.

Ce peut être aussi l’aspiration à la propriété ou à la maison individuelle. Le motif professionnel arrive très loin derrière.

En France, 58 % des ménages sont propriétaires. Cela limite-t-il la capacité à déménager pour accepter un emploi dans une région ?

C’est une question qui fait débat. En tout cas, en France, si vous avez un crédit immobilier à rembourser et que vous voulez déménager, vous aurez des coûts de transaction élevés : frais de remboursement anticipé du crédit, droits de mutation, etc. Donc si on veut favoriser la mobilité, il vaut mieux favoriser la location.

Dans les territoires où les usines ferment, la proportion de propriétaires sans charge de remboursement est plus importante, parce que souvent leur logement appartenait à leurs parents, voire à leurs grands-parents. La propriété est alors une forme d’ancrage dans un territoire. Elle est aussi considérée comme un élément de sécurité. Ceux qui se retrouvent sans emploi se disent « au moins j’ai ça » et ne partent pas.

Et comme de toute façon leur patrimoine ne vaut plus grand-chose, ils sont finalement « scotchés » sur leur territoire. Par conséquent, si on considère que pour avoir une bonne adéquation entre l’offre et la demande en matière d’emploi, il faut que les salariés acceptent d’être plus mobiles, de fait, oui il y a un problème avec la propriété.

On attend beaucoup des salariés qu’ils soient mobiles. Est-ce que les entreprises prennent des initiatives pour favoriser cette mobilité ?

C’est l’entreprise qui est à l’origine du logement social, à la fin du XIXe siècle. L’objectif était alors de fixer le salarié sur le territoire en le rendant propriétaire de son logement. Une filière publique du logement social émerge en 1912 mais aujourd’hui encore, 1 logement social sur 2 appartient à un organisme de droit privé.

Ainsi, si l’Etat et les communes attribuent 50 % des logements sociaux, c’est Action Logement qui prend en charge la moitié restante du parc. Représentant les entreprises et leurs salariés, Action Logement collecte leur cotisation puis attribue des logements en conséquence. Les salariés déposent une candidature auprès de leur employeur. Le lien entre l’entreprise et le logement social existe donc toujours, mais de façon indirecte. Et la logique n’est plus, aujourd’hui, de fixer le salarié, mais d’accompagner sa mobilité.

Les prix de l’immobilier ont-ils évolué ?

Entre 1998 et 2008, les prix des logements ont plus que doublé, partout ! Pourquoi ? Ce qui compte, ce n’est pas tant la valeur du bien qu’on achète, que le montant des mensualités à payer. Or sur cette période, les taux d’intérêt ont baissé et la durée des prêts s’est allongée. Les acheteurs ont donc pu avoir des mensualités beaucoup moins élevées. Et cela a permis d’acheter des logements plus chers. Évidemment, les vendeurs le savent…

Quelles sont les conséquences de cette augmentation ?

Comme les prix ont doublé partout, les écarts de prix entre les endroits où le logement est abordable et les endroits où il est très cher se sont considérablement accrus. Si bien qu’aujourd’hui, à salaire égal, on ne vit plus du tout de la même façon à Paris, à Nantes, à Poitiers et à Maubeuge. Ces disparités territoriales extrêmement fortes sont un élément très important de la crise du logement.

Aujourd’hui, avec 300 000 €, on peut acheter 250 m² à Saint-Étienne, et seulement 42 m² dans l’arrondissement le moins cher de Paris. Accéder à des marchés de l’emploi dynamiques a donc un coût important en termes de qualité de vie et de « reste à vivre » (ce qui nous reste quand on a payé notre logement).

Evolution des disparités territoriales : le cas Paris – Maubeuge

Evolution des disparités territoriales dues au prix des logements

 

Propos recueillis par Laurent Barberon (entretien initialement paru dans La vie à défendre n°194, Mai-juin 2016, p. 20-21)

Crédit illustration : © PhotoGranary / fotolia

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