30 juillet 2019

.......... La lutte sans casse.....

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07 novembre 2018

Un GRAND MERCI à toutes celles et ceux qui se sont mobilisés !

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Un GRAND MERCI à toutes celles et

ceux qui se sont mobilisés ! signés la

pétition , relayés l'info !!!!!! concernant la

taxation des C.E !!!!


Attendons si ils tiendront paroles  !

02 août 2015

Quel visionnaire !

 

 

Quel visionnaire !!!.....+130 ans de passé ..le sujet est tjs d'actualité !

« Des doctrines nouvelles se sont levées sur le monde, des théories économiques l’ont envahi, qui ont proposé l’accroissement indéfini de la richesse comme but suprême de l’ambition des hommes, et qui, ne tenant compte que de la valeur échangeable des choses, ont méconnu la nature du travail, en l’avilissant au rang d’une marchandise qui se vend et s’achète au plus bas prix ».

Déclaration d’Albert de Mun devant le Parlement -1884-

Albert de Mun 

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Albert de Mun, né à Lumigny (Seine et Marne) le 28 février 1841 – mort à Bordeaux le 6 octobre 1914.

Cet aristocrate, de son nom complet Adrien Albert Marie, comte de Mun siégea comme député de 1876 à 1878 puis de 1881 à 1914.
Il défendit avec force nombre de réformes sociales, s’affichant comme adversaire du libéralisme comme du socialisme, prônant une troisième voie inspirée par la doctrine sociale chrétienne.

A l’occasion des débats sur la loi autorisant les syndicats (loi Waldeck-Rousseau) il défend à la chambre le 25 janvier 1884, l’importance de la question sociale dans un discours qui pourrait quasiment être repris mot pour mot en 2015 : 

 « La question est de savoir si tous ceux qui ont intérêt à la conservation sociale, - et je n'en excepte naturellement personne, - sauront à temps se réunir et s'entendre, non pas pour se coaliser dans une infructueuse résistance, mais pour diriger, pour conduire la réforme économique devenue nécessaire, ou si cette réforme inévitable se fera définitivement sans eux et contre eux. Voilà la question : il n'y en a pas de plus haute dans l'ordre politique, je n'en connais pas qui mérite à un plus haut point de fixer l'attention des hommes d'État ; elle a un nom : c'est la question sociale.

Les nations modernes sont en souffrance, et la maladie chronique qui les épuise (...) c'est l'excès de la concurrence.
Depuis un siècle, des doctrines nouvelles se sont levées sur le monde, des théories économiques l'ont envahi, qui ont proposé l'accroissement indéfini de la richesse comme le but suprême de l'ambition des hommes, et qui, ne tenant compte que de la valeur échangeable des choses, ont méconnu la nature du travail, en l'avilissant au rang d'une marchandise qui se vend et s'achète au plus bas prix.

L'homme, l'être vivant, avec son âme et son corps, a disparu devant le calcul du produit matériel. Les liens sociaux ont été rompus ; les devoirs réciproques ont été supprimés ; l'intérêt national lui-même a été subordonné à la chimère des intérêts cosmopolites, et c'est ainsi que la concurrence féconde, légitime, qui stimule, qui développe, qui est la nécessaire condition du succès, a été remplacée par une concurrence impitoyable, presque sauvage, qui jette fatalement tous ceux qu'elle entraîne dans cette extrémité qu'on appelle la lutte pour la vie. »

La loi Waldeck-Rousseau autorisa les syndicats, mais refusa les demandes d’Albert de Mun qui voulait que les organisations syndicales puissent acquérir des biens, avoir le droit de recevoir des dons et des legs, organiser des caisses contre le chômage, la pauvreté, la maladie et la vieillesse.

Toute sa vie il condamna la lutte des classes prônant l’association entre dirigeants et salariés.

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Dès 1884 dans un discours qui fit date il défend l'idée émise par un industriel Alsacien, Monsieur Legrand d'une législation internationale du travail.
Tiré du blog CFTC PARIS